| Les épaves de Cavalaire, le week end Plongeur.com ! |
|
|
|
| Écrit par Flo | |
| 14-06-2010 | |
|
Christian a lancé l'idée en février, car c'est le genre de destination qui peut intéresser bon nombre de plongeurs, mais il faut pour ceux qui habitent loin, pouvoir s'organiser. Nous trouvons une offre qui correspond exactement à ce que nous recherchons, avec le club Mio Palmo , ils proposent plusieurs forfaits, dont un pour le week end, comprenant l'hébergement, les petits déjeuners et les repas du midi. Au besoin, ils peuvent également venir chercher les plongeurs à la gare de Toulon, puisqu'ils disposent d'un mini bus. Le groupe qui se constitue regroupe plusieurs habitués, mais aussi des nouvelles têtes que nous aurons le plaisir de rencontrer. Au vu de la date choisie ainsi que du lieu, les non-plongeurs (non-plongeuses en l'occurrence) devraient pouvoir apprécier le cadre, du moins, c'est que nous espérons.
Certains doivent nous rejoindre au repas ou à l'apéro, c'est là que nous retrouvons Christian, son amiral et Remy. Nous nous installons dans l'attente de la famille Lionel et de Sabine qui a été convoyée par Lionel depuis la gare TGV d'Aix. Ils arrivent juste pour le départ au restaurant. Alors que nous finissons de dîner, la dernière palanquée arrive de Lyon et il est bien tard. Nous devions faire un tour à la Rhumerie, mais l'heure est avancée, et malgré l'œil déçu de Galinette, nous décidons d'aller nous coucher. C'est à la villa nous retrouverons nos derniers arrivants, rendez-vous le lendemain matin pour notre première plongée, au programme, le sous-marin "Le Rubis".
Il est temps de partir, 8h30, on a fini les papiers, les quelques explications du déroulement de la journée, et hop, nous montons dans le mini-bus pour le bateau. Et oui, les bateaux de plongée sont amarrés assez loin du centre ville, et il est impossible de transporter tout le matériel du centre au bateau à bout de bras. De plus, le parking est payant partout désormais, impossible de se garer sans être facturé... C'est ce qui est aussi assez commode avec ce club, c'est que vous pouvez être transportés de la villa au centre avec le mini-bus.
Françoise va étrenner son nouveau dôme 4 pouces pour son reflex avec grand angle. Elle n'a pas eu le temps de faire des essais avant, ce sont donc ici ses premières photos en grand angle. Les consignes de la plongée sont claires, nous avons 15 minutes pour nous amuser ! La visibilité est assez bonne, les poissons sont au rendez-vous. Nous arrivons vers l'hélice que nous contournons. Nous remontons le long de la coque et apercevons un beau chapon posé tranquillement. Mon éclairage n'a pas l'air de le gêner, il ne bouge pas. Nous continuons le long du navire et croisons un nombre impressionnant de rougets de belle taille, posés là. Un peu plus loin, l'énorme banc de sars que j'avais déjà observé il y a trois ans est toujours à quelques mètres de l'épave, presque au niveau du kiosque. Des daurades se baladent, et nous apercevons un joli petit mérou. Nous nous dirigeons vers l'étrave, je prends parfois la pose... Tiens, je reconnais Christian (à ses palmes, entre autre...) et Sabine, il veut faire la même photo ! Lorsque nous retournons vers le kiosque, au centre du navire, nous croisons deux très beaux mérous. Mais il est déjà l'heure de sortir ! Nous remontons lentement le long du bout et faisons nos paliers, le sourire aux lèvres. Quelle belle plongée ! Alors que nous rentrons au port, les discussions vont bon train, tout le monde semble ravi de sa plongée. Plaisir partagé et les discussions à midi, autour du repas sont encore enflammées. Nous avons du temps avant le départ de l'après midi, le temps d'une petite sieste. Nous repartons vers 14h30 au bateau. Nous allons faire une petite roche, nommée 'dent de requin". Pas grand chose à dire de cette petite plongée, 19 mètres, quelques petites choses sympas (rascasse, langouste, doris géant, nacre et petite murène). Il y avait des baptêmes avec nous, et le site ne nous a pas enchantés. Après une bonne douche, nous nous retrouvons à l'apéro où Christophe et Corinne nous ont fait goûter une mixture de rhum arrangé, super goutue ! Nous partons assez tard dîner et aurons du mal à obtenir une table qui convient aux 12 convives, mais nous y parvenons. Nous devons saoûler les non plongeurs présents avec nous, car les discussions sur tout et rien de la plongée sont nombreuses : voyages, matériel, expérience, tout y passe ! Au petit matin, nous nous retrouvons, à l'heure cette fois-ci, au petit déjeuner : il est prévu... Le Togo ? L'espingole? Chacun a ses adeptes. Avec Françoise, nous avions tranché depuis longtemps : même si l'épave se trouve un peu plus profonde, nous préférons de loin plonger sur le Togo, cargo coulé par une mine au début du 20ème siècle. La partie qui nous intéresse repose sur un fond sableux par 58 mètres, le haut de l'épave est lui vers 44 mètres. Nous embarquons avec nous un trinôme, deux personnes du groupe plongeront sur l'Espingole, puisque nous avions le choix. Les conditions sont bonnes, nous voilà à l'eau. Arrivées sur l'épave, nous apercevons très rapidement de très gros dentis sur le pont. Ils se baladent sur la proue et ne seront pas du tout farouches. Notre trinôme n'est pas au mieux et nous devons remonter. Je me prends dans un fil de pêche qui m'empêche de décoller... J'essaie de casser le fil, mais impossible, il est trop solide. J'ai des gants, et je n'arrive pas à attraper mon coupe-fil. Je ne suis pas plus anxieuse que ça, malgré la profondeur. J'ôte un gant, sort le coupe-fil et d'un coup de main ferme, je coupe ce satané fil. Une fois libérée, j'entame ma remontée. J' ai perdu un peu de temps, et ce saussissonage me coûte 2 minutes de paliers supplémentaires. Comme nous ne sommes pas restées bien longtemps au fond, ce n'est pas bien grave... Nous remontons à bord et une fois toutes les palanquées du Togo à bord, nous partons larguer les autres plongeurs sur l'Espingole. Seule la structure de ce bateau est visible et repose également sur un fond sableux, vers 40 mètres de profondeur. Nous attendons nos amis une demi-heure et ils remontent sourire aux lèvres. Ils ont vu plein de beaux poissons. Le midi, au vu de la petite plongée de l'après-midi la veille, nous avons quelques désistements. Nous nous retrouvons donc en petit comité et il est prévu d'aller plonger sur les roches nommées Quayrolles. Mais lorsque nous sortons de la baie, la mer s'est levée, comme le vent et Karine la DP craint que cela n'empire. Elle nous demande si nous sommes d'accord pour nous rabattre sur l'Espingole. Personne ne s'y opposant, c'est ce qui sera décidé. Nous nous mettons à l'eau en ce milieu d'après-midi, pas de courant cette fois-ci. La visibilité est assez bonne et nous apercevons une murène en pleine eau alors que nous sommes une dizaine de mètres au dessus de l'épave. Nous sommes vers le milieu et je trouve un joli petit mérou peu farouche. Françoise, affairée autour de son appareil me prend en photo mais ne le voit pas. Nous partons vers la poupe du bateau, un peu détachée. Nous croisons un banc de dentis et de nombreux petits nudibranches. Cette épave est petite mais la vie foisonne ! Je lève les yeux vers Pïerre, un moniteur du club qui agite ses bras dans tous les sens. Il me fait des signes que je comprends de suite et cherche des yeux, en vain, de ce que je viens de comprendre. Ce n'est qu'en remontant à bord que je saurai qu'il y avait neuf mola molas à cet endroit et je n'en ai vu aucun ! Pas de regret tout de même, nous en avons bien profité ! Le soir venu, nous nous quittons, bien contents de ce superbe week end et contents d'avoir revu certains et rencontré de nouvelles personnes !
|
| < Précédent | Suivant > |
|---|

















