| Porto-Vecchio, Phare, saison 3 en Corse |
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| Écrit par Flo | |
| 07-10-2009 | |
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Cela faisait bien longtemps que je n’étais pas retournée sur cette merveilleuse île qu’est la Corse en empruntant le bateau. Le vendredi 18 septembre, je pars un peu plus tôt du travail pour rejoindre les amis à bord du Jean Nicoli, nouveau bateau mixte de la SNCM . Cela me fait un petit quelque chose d’enfin remonter sur l’un de ces énormes bateaux qui assurent la liaison en la Corse et le continent. Je les vois très souvent depuis que nous sommes à Marseille et je sais qu’un rien me permettrait d’y monter plus souvent (enfin, un rien, des sous et du temps !). Ce bateau est tellement grand qu’il est stationné loin, mais loin de la gare maritime habituelle puisqu’il nous faut pratiquement rouler jusque l’Estaque pour rejoindre son quai. Tout se déroule pour le mieux, même si le temps est plus qu’orageux aujourd’hui. Dire que j’avais pensé y aller en moto, pour mettre ma 125 à l’abri pour l’hiver ! Bien m’en a pris, il pleut des trombes d’eau ce vendredi soir… Nous retrouvons Olivier et Lionel sur le pont d’accueil du navire, ils seront du voyage et de la « Light House Team » cette année ! La cabine est confortable, nous posons nos affaires, je me transforme en « Flo en vacances » et zou, nous rejoignons les copains autour d’un verre dans la belle salle du bar en attendant le départ. Alors que nous approchons vraiment du port, nous rejoignons la voiture, descendons assez vite et retrouvons les garçons sur le quai, direction une terrasse de café pour prendre le petit déjeuner. Quelques heures plus tard, nous sommes devant le club de Philippe, SUBTORTUE à Saint-Cyprien. Il est toujours aussi accueillant et souriant ! Je lui avais réservé la semaine pour notre Light House Team qui sera complète dès que Véronique aura terminé de ranger sa tente et « ses affaires »… Nous rejoignons notre logement pour vider les voitures et prendre possession de cet espace fort sympathique qu’est le phare de St Cyprien. C’est simple, mais confortable et suffisamment spacieux pour nous cinq. Une chose est sur, nous aurions été à l’étroit à dix, capacité du phare. La cuisine est dans une petite maisonnette à part et dispose d’une cheminée en fonction et d’un authentique four à pain. Nous grimpons en haut de la tour du phare, quelle vue ! Mais il est temps de redescendre au club, situé à dix minutes en voiture, nous plongeons cet après-midi. Après le check habituel des papiers et des besoins en matériel de chacun, nous gréons nos blocs, nous habillons et nous voilà partis sur le semi-rigide bien confortable du club, un 7m50 avec 2 moteur 225 Cv. Nous partons ce matin vers le nord. Après ¾ d’heure de navigation, nous stoppons en pleine eau. Philippe ancre, cela semble bien profond. Il annonce au briefing, il y a du courant, la roche est à plus de trente mètres et le fonds aux alentours de cinquante. Lorsqu’on se met à l’eau, effectivement, le courant est très fort et nous bien contents de trouver la ligne de vie ! J’ai pris ma vidéo, et je souffre un peu. Heureusement que le courant s’estompe à la descente. Nous nous rassemblons et partons la roche main gauche. Philippe devait plonger avec nous, mais il a mis du temps à se mettre à l’eau pour assurer le mouillage du bateau et notre descente, nous ferons donc sans lui. La visibilité est superbe, la vie abonde sur cette roche perdue au milieu du sable. Des dentis, des corbs ne se laissent pas approcher. C’est là que ma caméra tombe encore en panne. Je n’aurais donc pas le beau chapon, ni les dentis qui virevoltent un peu plus haut. Il est temps de remonter, nous avons suffisamment de paliers… Le nom du site ? « On s’en fout » ! Après le repas du midi dans le petit restaurant à coté du club – on y mange très bien, pas cher, le service est parfois un peu long – nous partons vers « les grumeaux », originaux les noms des sites vous dites ? Nous nous baladerons sur des blocs de roches avec beaucoup de vie autour de nous. Les plongées sur les sites des îles Cerbicales sont très riches en vie, et nous y trouverons tous les jours bon nombre de mérous, dentis, corbs en famille, barracudas, daurades grises et royales… J’avais plongé sur le « danger du Toro » avec Philippe il y a quelques années, et j’en avais conservé un excellent souvenir. Je n’ai pas été déçue, les amis non plus ! C’est l’une des plus belles plongées de ce coin de l’île, énormément de vie, on ne sait plus où regarder, entre les mérous, les dentis, les corbs et tous les poissons que l’on trouve ici, mais en nombre incroyable ! Il faut ressortir après plus d’une heure d’immersion, même si je n’en ai pas du tout envie ! Nous nous quittons samedi matin, chacun reprenant sa route. Avec Françoise, nous retournons dans le Valinco. Le chat, en pension depuis cet été doit revenir avec nous. Comme il fait beau et qu’il n’y a pas de vent, nous programmons avec Denis et Hector (U Levante - Propriano) une dernière plongée, sur le Tonneau 2 ce dimanche matin. La visibilité est superbe, mais il manque les poissons… A quand une réserve dans le Valinco ? Nous reprenons avec Swing, le chat, le bateau le dimanche soir, après avoir passé une belle semaine de l’autre coté de l’île ! Si vous passez par Saint Cyprien, n’hésitez pas à plonger chez Philippe, l’équipe est vraiment sympa, les sites sont superbes et très vivants !
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